I love Tarvenna

1er avril au 31 mai 2026

Réfléchir au présent, se projeter vers le futur

Le projet « I love Tervanna » (nom latin de Thérouanne) est une invitation à s’inspirer du sens de l’observation et des méthodes d’analyse des archéologues pour interpréter le fonctionnement de la société d’aujourd’hui et se projeter vers un avenir possible pour celle-ci.
À travers cette démarche stimulant autant l’esprit critique que l’imagination, Anaïs et Martin souhaitent questionner l’évolution du territoire, de nos modes de vies et s’interroger sur les traces que nous laisserons derrière nous aux générations futures ».

Un projet participatif et évolutif

Pour y réfléchir avec eux, Anaïs et Martin ont mobilisé 134 personnes d’âges et d’horizons divers : des écoliers de Racquinghem et de Zouafques, des collégiens de Fauquembergues et de Saint-Omer, des élèves du conservatoire à rayonnement départemental d’Aire-sur-la-Lys et des professionnels de santé de la Communauté d’agglomération du Pays de Saint-Omer (CAPSO).

Ensemble, en s’appuyant sur des cartes et plans anciens, les collections antiques et médiévales de la Maison de l’Archéologie, ainsi que certaines découvertes réalisées lors de fouilles récemment menées à Thérouanne, ils exploreront la fabrication d’objets graphiques, de supports de communication et de techniques d’impressions, autant de créations originales qui établiront des liens avec le passé, le présent et le futur de Thérouanne. A travers leurs travaux, ils imagineront collectivement un futur possible pour Thérouanne, laissant des messages, des indices ou des fausses pistes aux archéologues du futur.

Leurs réalisations seront installées, au fur et à mesure de leur production, dans l’espace d’exposition temporaire de la Maison de l’Archéologie, entre avril et mai 2026. Celles-ci, associées les unes aux autres, donneront progressivement forme au récit futuriste qu’ils auront imaginé.

Un projet construit en partenariat avec :

Un duo de designers de la région Hauts-de-France

Anaïs et Martin, fondateurs du GRG, sont tous les deux des enfants du pays. Nés respectivement à Lille en 1996 et à Boulogne-sur-Mer en 1993, Anaïs obtient son diplôme national d’art plastique à l’Ecole supérieur d’art et de design d’Amiens et Martin son Brevet de technicien supérieur design d’espace à Saint-Omer en 2017. En 2019, ils sortent tous deux de l’Ecole supérieur d’art et de communication de Cambrai, leur diplôme national supérieur d’expression artistique (DNSEP) en poche. La même année, ils rejoignent les ateliers de Fructôse, une association de soutien aux artistes évoluant dans le champ des arts visuels, à Dunkerque, où ils collaborent avec plusieurs acteurs et actrices du territoire. Depuis 2024, ils sont engagés dans un projet d’auto-rénovation d’un atelier – leur garage de recherches graphiques – sur le territoire audomarois, à Coyecques.

Leur démarche artistique consiste notamment à détourner les instruments classiques du design pour en réenchanter les usages. Dans leur pratique, la création se fait au regard de ce qui est déjà là, outils obsolètes, textiles de seconde main ou matériaux entamés. Ils lient électronique, impression et réemploi, détournant usages et espaces au profit de leurs expérimentations. Leur objectif est de découvrir la vie qui sommeille toujours dans les choses que l’on jette.

Le Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine (CIAP) les a déjà accueillis sur son second site, la Maison du Patrimoine à Saint-Omer, en avril 2026 pour leur exposition « Paysages graphiques est une invitation à songer, à contempler… ». A cette occasion, le binôme invitait les visiteurs à (re)découvrir autrement, par une approche sensible et onirique, les paysages campagnards de l’Audomarois

Une collaboration dans le cadre des Rencontres artistiques de la CAPSO

Leur projet « I love Tarvenna » s’inscrit dans le cadre de l’édition 2026 des Rencontres artistiques de la CAPSO, dont GRG fait partie des lauréats. Ce Contrat local d’éducation artistique (CLEA), piloté par l’Agglomération en partenariat avec la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Hauts-de-France et avec le soutien du ministère de l’Education nationale, propose, chaque année, à quatre artistes, œuvrant dans des domaines d’expression variées, de réaliser une résidence-mission de quatre mois sur le territoire audomarois.

Répondant à l’objectif de réduire les inégalités en matière d’accès à l’art et à la culture, ces résidences-mission à des fins d’éducation artistique et culturelle, tout au long de la vie, sont appelées à bénéficier à tous les habitants du territoire communautaire. Une attention particulière est notamment apportée aux enfants, adolescents et jeunes adultes habitant, étudiant, travaillant ou pratiquant leurs loisirs dans l’Agglomération.

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